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Les 3 niveaux de prévention des risques professionnels

Quels que soient les métiers et les entreprises, les professionnels sont confrontés à des risques dans l’exercice de leur fonction. La prévention de ces risques professionnels répond à une obligation régie par les articles L4121-1 et 2 du code du travail.

Mais qu’est-ce que la prévention des risques professionnels ?

La prévention des risques professionnels recouvre l’ensemble des dispositions à mettre en œuvre pour préserver la santé et la sécurité des salariés et améliorer leurs conditions de travail. Pour ce faire, elle nécessite de repérer les risques et de mettre en place des mesures pour en limiter l’apparition ou les impacts tels que les accidents du travail et les maladies professionnelles. Outre les bienfaits pour les collaborateurs, l’entreprise en retire également des bénéfices tels que la limitation des coûts directs et indirects et une augmentation de la performance de ses salariés. 

La prévention des risques professionnels est divisée en 3 niveaux.

Quels sont ces 3 niveaux de prévention ?

1.La prévention primaire 

Ce niveau de prévention est celui à privilégier. C’est la phase de repérage des risques existants ou futurs inhérents à une entreprise, mission, ou fonction. 

Faire de la prévention primaire c’est agir intrinsèquement sur l’environnement et l’organisation de travail afin de les rendre plus sains, opérationnels et sécurisés possible.

Exemples d’actions de prévention primaire : Elaborer le document unique d’évaluation des risques, prendre en compte les futurs usages dans la conception d’une organisation ou d’un espace de travail, anticiper une augmentation de la charge de travail en augmentant la main d’œuvre. 

2.La prévention secondaire ou protection

Ce niveau de prévention peut être assimilé à de la protection collective une fois les risques repérés, c’est-à-dire la mise en place de solutions pour limiter ou supprimer les risques. Ce niveau intègre également l’information et la formation des collaborateurs sur les risques en présence. 

Exemples d’actions de prévention secondaire : Mettre à disposition les équipements de protection collective, sensibiliser les collaborateurs au risque de TMS ou au bruit.

3.La prévention tertiaire ou réparation

Enfin ce niveau s’apparente à la réparation des dommages déjà subis par les collaborateurs tels que diverses pathologies liées aux conditions de travail, ou des accidents du travail. Il s’agit là de prendre en charge les difficultés présentes et de mettre en place des solutions permettant de limiter la surexposition, limiter les impacts sur eux comme sur leur emploi et ainsi améliorer la situation. La prise en charge des difficultés est plus individualisée dans ce niveau de prévention que dans le précédent. 

Exemples d’actions de prévention tertiaire : Aménager un poste pour une personne RQTH, mettre en place un espace d’écoute à la suite d’un évènement traumatisant, mettre à disposition les équipements de protection individuelle

Pour conclure, les niveaux de prévention répondent à différents objectifs complémentaires dans la vie d’une entreprise.  En effet, il faut favoriser la prévention primaire afin d’éviter la survenue d’un dommage pour le collaborateur, mais cela n’est pas toujours possible car le risque évolue. Les 3 niveaux de prévention doivent donc être mis en œuvre le plus en amont possible en privilégiant le premier, le deuxième puis le troisième niveau de prévention.